Les benefices de l’arrêt du tabac

Que vous soyez un fumeur occasionnel, régulier, mais avec une consommation limitée, ou que vous soyez dans la catégorie des fumeurs ayant une très forte dépendance, l’acte de vouloir arrêter de fumer est dans tous les cas une décision qui ne peut vous apporter que du positif pour vous et ceux qui vous entourent.

Contrairement à l’idée reçu qui est parfois évoquée, la difficulté qu’engendre cet arrêt n’est pas forcement liée à votre consommation ni à sa durée. L’addiction au tabagisme agit en réalité sur deux niveaux distincts : la dépendance physique, liée aux ingrédients constituant la cigarette avec le plus addictif qui est la nicotine, et la dépendance psychologique , beaucoup plus sournoise et difficile à se débarrasser.

Chaque individu étant différent, ces deux dépendances ne sont pas combattus de la même façon pour tout le monde. Cela explique pourquoi certains gros fumeurs de longue date arrivent parfois à arrêter de fumer rapidement, alors que d’autres ayant une consommation modérée qui repose plus sur le psychisme peuvent rencontrer plus de difficulté. Quoi qu’il en soit, dites-vous que peut importe où vous vous situez dans l’univers du tabagisme, il n’est jamais trop tard pour y mettre un terme.

Si généralement les fumeurs sont conscients des incidences sur la santé qu’entraine la consommation de tabac, il est plus rare de savoir précisément quels sont les bénéfices a court et à long terme que l’on peut espérer obtenir en abandonnant sa consommation.

La dépendance physique

La dépendance physique est la plus évidente à combattre car elle repose sur des données scientifiques avérées. La principale cause de la dépendance physique à la cigarette est bien entendu la nicotine, bien qu’elle agisse également et indirectement sur le psychisme.

La nicotine en elle même n’est pas nocive pour l’homme, du moins si l’on reste dans les proportions utilisées dans les cigarettes, mais c’est bien elle qui est l’élément moteur de la dépendance. Associée à d’autres substances comme l’ammoniac qui permet de favoriser sa fixation et renforce son pouvoir, elle devient rapidement pour le fumeur un élément essentiel qui lui faut consommer régulièrement. C’est la raison pour laquelle la majorité des aides au sevrage tabagique sont basé sur la diffusion de nicotine, que ce soit sous forme de patch, de gomme à mâcher ou autres.

Mais la nicotine n’est pas l’élément responsable de tous les maux, c’est presque même un des ingrédients les moins nocifs qui parmi les 4 000 qui sont utilisés dans la constitution d’une cigarette, dont 500 sont classés comme cancérigène ou létal comme l’acide cyanhydrique, l’ammoniac, l’arsenic, le butane, polonium 210, l’acroléine, l’acétone, le méthanol, le benzopyrène, le monoxyde de carbone, le chlorure de vinyle ou le goudrons.

Cependant, le corps humain est une machine étonnante, et après avoir fumé la dernière cigarette, on constate déjà les premiers effets positifs au bout de seulement… 20 minutes avec la pression sanguine et les pulsations du cœur qui redeviennent normales.

Après 8 heures, le taux de monoxyde de carbone dans le sang diminue de moitié.

24 heures plus tard, les poumons commencent à éliminer le mucus et les résidus de fumée et le corps ne contient déjà plus de nicotine et à 48 heures, les terminaisons nerveuses gustatives commencent à repousser.

A 72 heures il devient plus facile de respirer et à 2 semaines, le risque d’infarctus a commencé à diminuer car la coagulation s’est normalisée. Ce risque sera diminué de moitié après 1 an tout comme ma probabilité d’un accident vasculaire cérébral qui est devenu équivalent à celui d’un non-fumeur.

Passé la cinquième année la probabilité d’avoir un cancer du poumon diminue presque de moitié, et à partir de 10 ans, l’espérance de vie de l’ancien fumeur redevient identique à celle des personnes n’ayant jamais fumé .

Alors certes, quand on décide d’arrêter de fumer, le chemin est long, souvent parsemé d’obstacle, mais rien n’est figé à tous jamais.

La dépendance psychologique

Si la dépendance physique peut être longue à combattre, au moins il existe des solutions et les premiers résultats sont visibles rapidement. La dépendance psychologique par contre, peut s’avérer par contre beaucoup plus difficile et dépendra essentiellement de chacun. Les raisons qui ont amenées chaque personne à passer à l’acte sous souvent les mêmes, faire comme les autres, se donner une contenance, trouver un palliatif au stress…, mais l’envie d’arrêter, la force de volonté ou tout simplement l’environnement du fumeur peut également jouer en sa défaveur et compliquer le combat.

Ajouter à cela, l’acte de fumer ne repose pas uniquement à donner au corps ce qu’il réclame. La gestuelle est également un acte important, que ce soit le geste de porter la cigarette à sa bouche ou d’avoir quelque chose entre les doigts, tout comme la sensation de hit (ce petit picotement de la gorge lorsque l’on avale la fumée), et le fait d’expirer la fumée.

Fumer peut être également devenir un rituel. La première cigarette du matin après le café, à la pause avec les collègues, après un repas, au moment de l’apéro avec des amis, devant la télé, voir après l’amour… Cela peut-être également un soi-disant plaisir pour se dire que l’on décompresse, du moins c’est l’excuse que l’on se trouve, ou également une certaine marque d’élégance dans une soirée. Quoi qu’il en soit, l’addiction tabagique est bien réelle, mais ne se résume pas à la nicotine.

Pour résumer, fumer est un ensemble de sensations associé à un comportement et à un besoin que réclame le corps et l’esprit lorsqu’il y est habitué.

Pour lutter contre cette dépendance physique, il n’existe officiellement aucun outil, mis à part la consultation chez un psychologue dont les résultats ne sont pas connus, et il n’existe officiellement pas de donnée permettant de juger de son efficacité. Toutes les méthodes reconnues pour lutter contre le tabagisme sont basées sur la dépendance physique et se concentrent autour de la nicotine au moyen de substituts.

Pourtant, les bénéfices de l’arrêt du tabac sur le psychisme sont aussi importants : ne plus avoir à quitter une table de restaurant avec ses amis pour fumer dehors, rester avec ses enfants dans la même pièce pendant une longue période, faire le plein de cigarettes le vendredi par peur de manquer, ne sont que quelques exemples…