La cigarette électronique

L’homme qui changea la face du monde

En 2010, M. Lik Hon, pharmacien de métier, déposa le brevet de la cigarette électronique sans tabac telle que nous la connaissons aujourd’hui. Ce n’était pas la première tentative de concevoir une cigarette sans tabac, la première fut créée en 1979, tout comme le terme vapoter, par le Dr Jacobson (physicien) et Phil Ray (inventeur entre autre du microprocesseur et qui géra le programme Apollo), mais son principe était juste d’inhaler de la nicotine pure. Mais c’est bien celle de M. Lik Hon qui réunit pour la première fois toutes les qualités nécessaires dans son invention pour devenir un véritable outil accessible aidant à arrêter de fumer.

Techniquement, le principe est simple et est resté le même : une résistance est alimentée par une source d’énergie, ici une batterie. À l’intérieur de cette résistance, une mèche généralement en coton est imbibée par capillarité avec un liquide appelé e-liquide. En chauffant la résistance, le coton imbibé produit de la vapeur que l’on inhale et que l’on rejette de la même façon qu’avec une cigarette de tabac. Concernant le matériel utilisé pour contenir le e-liquide, on parle souvent de clearomiseur.

Que penser de la cigarette électronique ?

Ahhh, la cigarette électronique… Celle tant décriée dans les médias, celle qui serait plus nocive finalement qu’une cigarette de tabac comme le prouvent toutes ces études faites par des spécialistes inconnus qui livrent leurs résultats sans protocoles. Vous savez quoi ? Même ma maman, qui ne fume pas, me l’a confirmé : elle a vu l’info au journal de 20 h et m’a immédiatement appelé pour me dire d’arrêter. Et puis si ce n’était pas dangereux, l’Europe n’aurait pas imposé cette loi TPD (directive européenne sur les produits du tabac) en 2016, assimilant la cigarette électronique comme produit du tabac et contraignant sa vente, les liquides qui vont avec et en interdisant sa propagande ou sa publicité.

Seulement voilà, le problème de la cigarette électronique est qu’elle donne des résultats, qu’à ce jour elle n’a tué personne, et que ceux qui l’ont adoptée ont majoritairement cessé de fumer pour arrêter également de vapoter lorsque la présence de nicotine n’était plus nécessaire. Et ça, c’est embêtant. Aussi bien au niveau des différents gouvernements que des lobbies des cigarettiers et pharmaceutiques, personne ne la vue venir et maintenant, c’est un peu la panique du manque à gagner et des privilèges d’exclusivité qui s’envolent… en fumée.

Car si la puissance des cigarettiers, que l’on nomme communément « Big Tobacco » est énorme, on parle de plusieurs milliards de dollars et de pressions à tous les niveaux des décisionnaires, rien n’a jamais encore été réellement mis en place pour stopper cette machine infernale. Trop d’argent qui circule, trop d’enjeux, et puis n’oublions pas que tout le monde à participer à la popularisation de la cigarette. Le troufion recevait sa solde avec sa cartouche de Gauloises de troupes (restons chauvins) jusqu’en 1975, puis vendue en caserne jusqu’en 1990, la cigarette était présente dans la bouche de nos acteurs favoris, français et étrangers, nos dirigeants n’hésitaient à s’afficher avec, M. Chirac ne mangeait pas que des pommes sans parler de Winston Churchill et de son légendaire cigare habanos, même notre regrettée doyenne Jeanne Calment attribuait entre autres sa longévité au petit verre de porto journalier et au cigarillo qu’elle fuma jusqu’à l’âge de 115 ans. On la retrouvait même dans la bouche de Luky Luke jusqu’en 1988, au cas où les enfants seraient passés à côté.